Patrimoine

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Situé à la limite de Landerneau, le domaine de Kergoat a gardé autour de son manoir trois hectares de terres en parc et jardins. La façade sud, percée de grandes fenêtres, dont trois à lamiers a été remaniée au XVIIIè siècle. Une tour carrée fait un retour à l'équerre à l'ouest. La base ancienne est coiffée d'un crénelage récent fait de briques rouges. Un bassin de pierres, avec en son milieu une vasque de Kersanton, agrémente le jardin. Un inventaire de 1847 répertorie de grandes variétés d'arbres fruitiers et ornementaux au nombre de trois mille.


Au nord, le manoir présente une architecture du XVIè siècle, avec une tourelle engagée dans la partie centrale et des lucarnes aux frontons de pierre sculptés. L'entrée de la cour est gardée par deux pavillons symétriques.
Jean de Corran est seigneur de Kergoat en 1635. Sa famille originaire d'Ecosse, est établie à Plougasnou aux XVè et XVIè siècles. Son fils Louis épouse Jeanne L'Haridon de Kerantraon. La branche Corran s'éteint en 1762, le manoir est alors racheté par la famille Mazurié, seigneurs de Pennanec'h.
A partir de 1831, il est vendu cinq fois, passant à la famille de Montfort en 1904.

Conditions d'ouverture au public :
Le jardin et les dépendances se visitent sur rendez-vous entre le 15 août et le 25 septembre (10h-12h et 15h-18h). Appelez au préalable le 02 29 62 30 ou le 06 07 55 55 29.

Le manoir de Kervéléoc ressemble davantage à une grosse ferme du XVIè siècle. La façade en moellons a été remaniée, notamment par l'agrandissement des baies. La porte en plein cintre, d'origine, est encadrée de pierre de taille, une petite ouverture de même style a été obturée. Les nouvelles fenêtres ont un encadrement de granit gris. Une avancée porte sur le côté ouest deux petits oculi en pierres et en façade sous le toit une pierre moulurée surmontée d'une pierre sculptée.
A l'interieur, l'escalier de pierre est à volée droite jusqu'au premier étage -où les encadrements sont en pierres de taille- et à vis autour d'un noyau central également de pierres. Il s'élève dans une tour carrée que l'on peut voir sur la façade arrière.
Il appartenait à la famille Le Jar.

A Quinquis-Marc, du manoir initial il ne reste que des pierres incluses dans les murs. On peur parler ici davantage d'un ensemble de bâtiments construits à différentes époques.
L'édifice principal expose au sud sa façade remaniée, percée de baies encadrées de pierres de taille. Contre la façade, à l'angle, l'auge de pierre est un ancien abreuvoir.
Indéniablement transformé en ferme, il s'agrandit d'un bâtiment en L vers le nord-ouest dont les baies de plein cintre comme la porte cochère sont encadrées de briques rouges, attestant de sa construction à la fin du XIXè siècle.

Le manoir de Trévian, transformé aussi en ferme, a été remanié. Des pierres en provenance de Plouguerneau ont été utilisées pour le pignon sud.
Il appartenait au seigneur de Trévian puis, en 1636, est la propriété de Guillaume Le Gendre, sieur de Montigny, et au XVIIIè siècle aux Penfeunteniou de Poulluoch.

L'église rebâtie au XVIIè siècle sur l'emplacement de l'ancien édifice, présente quelques éléments remarquables ; le porche nord en granit à gros grain est de style Renaissance (1607), les colonnes doriques qui encadrent la porte supportent un fronton. Au sud, une petite porte Renaissance est datée e 1609. l'église est partagée en trois nefs. L'aiguille du clocher, de type léonarde avec ses balustres de pierres est ajourée et lui donne une silhouette élancée.
Un incendie a détruit tout le mobilier et les boiseries en mai 1974. Seule la statue de Saint Edern chevauchant un cerf a été préservée. La cuve des fonds baptismaux, signée du sculpteur landernéen Roland Doré et datée de 1641, a perdu son baldaquin hexagonal sur colonnes feuillagées. Aujourd'hui, la cuve de granit subsiste, le baptistère a été rénové en 1977
Croix et calvaire : La croix du cimetière, du Moyen Age, repose sur un socle cubique à degrés. Son fût rond porte un croisillon court sur lequel une Vierge et saint Jean encadrent une Vierge de Pitié. La croix du crucifix a des branches rondes et se termine par des fleurons carrés.
Celle de Kériel, monolithe de section ronde, est de la même époque, tandis que celles de Kerandidic, Kerileoc, Pen-ar-Run sont du Haut Moyen Age.
Sur un socle carré en granit jaune, la croix de Croas-Nevez, monolithe au fût à pans, porte un large dais. La partie supérieur est en Kersanton. Sur le croisillon court, les figures de la Vierge de Pitié et de saint Paul, de saint Jean et de saint Pierre sont géminées. Une Vierge de Pitié, un saint portant un livre et saint Antoine se tiennent à la base de la croix. Elle est datée du XVIè siècle, comme celle de Leslac'h.
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